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Vie humaine et société de progrès humain

Par J-Genereux • EXTRAITS • Mercredi 04/10/2006 • 24 commentaires • Version imprimable

Vie humaine et société de progrès humain

[Extrait n°1, La Dissociété, ch.4]

(...)

«Être soi » et «être avec »

Ainsi, dans ce monde gagné par le modèle néolibéral de la com­pétition généralisée, du chacun pour soi et de la course à l’argent, nous savons pourtant au quotidien que c’est la qualité des liens qui fait le bonheur et non pas la quantité des biens. Nous avons besoin d’amitié, pas de productivité ; besoin d’attention, pas de tension. Et chaque soir, après le travail, après le supermarché, quand les moins aliénés d’entre nous rentrent chez eux, ils ne s’étonnent pas une seconde de prendre un plaisir infini à cesser la lutte et le sprint, à goûter la tranquillité et la sécurité, à jouir du « zéro productivité » et de la lenteur, à donner sans exiger et à recevoir sans payer ce qui d’ailleurs n’a pas de prix : le bonheur d’être enfin soi-même avec les siens. Ceux qui ont ce bonheur-là savent que ce sentiment d’être soi et pour soi, tout en étant avec et pour les autres, constitue l’essence d’une vie humaine. Et, au regard de cette vie-là, le rôle de «battant », de fantassin de la guerre économique, qu’on nous demande parfois de jouer, ou que nous regardons jouer par d’autres, nous apparaît souvent comme une simple posture aberrante, étran­gère à nos désirs, mais, hélas, inévitable, imposée par un monde qu’il n’est pas en notre pouvoir de choisir ou de rejeter.

Mais se peut-il vraiment que nous acceptions de vivre et que nous trouvions quelque agrément dans une société dont les valeurs et les finalités nous seraient radicalement étrangères ? Non, pas vraiment ! Déjà au milieu du XVIe siècle, Étienne de La Boétie estimait que la tyrannie d’un prince – pouvoir d’un seul contraire à la liberté de tous – serait inconcevable si n’existait pas chez le peuple une volonté de servir : « […] je désirerais seulement qu’on me fît comprendre comment il se peut que tant d’hommes […] supportent quelquefois tout d’un Tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’on lui donne, qui n’a de pouvoir de leur nuire, qu’autant qu’ils veulent bien l’endurer, et qui ne pourrait leur faire aucun mal, s’ils n’aimaient mieux tout souffrir de lui, que de le contredire

Alors, combien plus étonnante serait, de nos jours, la tyrannie d’une politique injuste et contraire aux désirs du plus grand nombre dans une société où les « tyrans » remettent en jeu leur pouvoir tous les quatre ou cinq ans.

Répétons-le, il nous faut prendre au sérieux une double propriété des démocraties contemporaines : d’une part, le système écono­mique et social ne peut être imposé par la force ; d’autre part, les nouveaux modes de production flexibles et décentralisés requièrent une coopération et une implication volontaires du plus grand nombre. Ce constat n’exclut nullement des rapports de force favo­rables au capital et aux oligarchies en place, et donc des effets de domination (déjà évoqués et dont il sera à nouveau question). Mais l’explication de la soumission au modèle par la seule domination est plus qu’insuffisante. Car le fait est qu’aucune domination n’a jamais empêché des hommes et des femmes de combattre et de mourir pour leurs idées. Et l’Histoire nous montre combien l’éner­gie qu’ils dépensent dans cette lutte n’est pas proportionnée à leurs chances de réussite, mais à l’injustice qu’ils éprouvent. Le pouvoir du plus fort n’explique donc pas tout, dans la soumission ou la révolte du plus faible : les sentiments de ce dernier sont également déterminants.

(...)

Quand la soumission l’emporte sur la révolte, il faut bien supposer l’existence d’arrangements internes, où les satisfactions que nous tirons du présent contrebalancent les désagréments de notre servitude. Si tel n’était pas le cas, on ne voit vraiment pas pourquoi des atteintes aux droits sociaux qui auraient déclenché une grève générale à l’époque où la troupe tirait sur les grévistes seraient tolérées à l’époque où le droit de grève est inscrit dans la Constitution.

Par conséquent : sans négliger le rôle des rapports de force, il nous faut bien considérer ce qui, dans le modèle néolibéral, suscite une soumission ou un engouement plutôt qu’une répulsion. La société de marché et de compétition généralisée ne peut s’installer que dans la seule mesure où elle repose aussi, pour partie, sur des finalités et des valeurs partagées par le plus grand nombre et qui suscitent une adhésion suffisante pour compenser, d’une manière ou d’une autre, une tendance à la désaffection. Dès lors, si contra­diction il y a entre nos valeurs de solidarité et les principes de riva­lité, entre notre désir de vivre en paix et les exigences de la guerre économique, ce n’est pas une contradiction entre nous et la société, mais une ligne de fracture intime, une tension interne entre les aspi­rations contradictoires qui façonnent notre être.

Aucune fastidieuse introspection n’est nécessaire pour mettre au jour de telles contradictions : elles sont suffisamment évidentes et fréquentes pour nous en dispenser.

(...)

Inutile de multiplier les exemples, puisque nous touchons là à l’expérience intime la plus évidente : nous sommes traversés et par­fois tiraillés par une pluralité d’aspirations. On peut donc, tout à la fois, être un citoyen éclairé et un consommateur aveugle, avoir l’« esprit sportif » et le chauvinisme d’un hooligan, être solidaire et égoïste, solitaire et sociable, partageur et avare.

Dans Quel renouveau socialiste ? – réflexion sur les fondements du socialisme et du libéralisme (Textuel, 2003) –, j’ai suggéré que l’ensemble des aspirations humaines puisse se résumer en deux tendances indisso­ciables et constitutives de l’être humain : «La nature humaine est faite de l’interaction continue entre une aspiration à l’autonomie et une aspiration à l’association, entre la pulsion d’autosatisfaction et le désir de faire société. C’est pourquoi les hommes et les femmes ne sont pas guidés par leur seul intérêt personnel, mais aussi par des valeurs, des croyances et des conventions qui les constituent en communauté solidaire […]. L’humanité […] est mue par deux aspi­rations en interaction permanente : désir de libération et désir de socialisation, le désir d’être soi et le désir d’être avec. […] Et cela ne sert à rien de chercher laquelle des deux aspirations est première ou seconde, elles vont ensemble. »

En écrivant cela, j’étais convaincu d’« enfoncer des portes ouvertes », d’énoncer des banalités universellement reconnues. Reconnues par le sens commun, du moins. J’insistais en revanche, dans ce précédent livre, sur l’incapacité commune des doctrines issues du libéralisme et du marxisme à fonder leur science de l’homme et de la société sur un postulat anthropologique conforme à cette réalité, banale certes, néanmoins seule juste : l’homme est un être social par essence, par naissance, et non par construction intellectuelle ou politique ; il est constitué par ses liens aux autres, et la grande affaire de sa vie, celle qui commande toutes les autres, est de concilier ses liens et sa liberté, de savoir comment être soi et avec les autres, pour soi et pour les autres, comment exister en eux sans se dissoudre en eux. Toutefois, un peu plus d’un an après avoir écrit ces banalités, la lecture d’un livre de François Flahault 101 me rappela à quel point elles recelaient une philosophie de l’être – une nouvelle ontologie  moins triviale qu’il me sem­blait puisqu’elle se trouve en réalité très marginale dans la pensée occidentale.

Je reviendrai par la suite sur les égarements de cette pensée (chap.6, 7, 8). Mais avant d’en venir à la discussion des discours savants, il n’est pas inutile d’aller jusqu’au bout des enseignements déjà présents dans nos banales mais précieuses intuitions communes. Nous en étions donc à l’intuition première que chacun désire « être soi et pour soi » mais aussi et en même temps « être avec et pour les autres ». Pour éviter de les réénoncer indéfiniment, je désignerai par la suite ces deux aspirations fondamentales comme « aspira­tions ontogénétiques », marquant ainsi qu’elles sont constitutives de l’être, qu’elles participent conjointement à la genèse de l’être (ontogenèse).

Entre ces deux rives de l’être, nous sommes en tension perma­nente, nous cherchons l’équilibre, le compromis nécessaire. Néces­saire, parce que nous ne sommes rien sans les autres, mais ne sommes pas davantage si les autres sont tout pour nous. Nous sou­haitons préserver notre indépendance, mais pas être abandonnés. Nous n’aimons la solitude qu’aux moments où nous ne nous sen­tons pas seuls. Nous voulons être aimés, mais pas envahis. Il n’est pas sorcier de comprendre comment cette tension première com­mande notre balancement entre intérêt personnel et intérêt général, rivalité et solidarité, repli sur soi et sociabilité, etc.

Comme l’indiquent ces quelques exemples, nos aspirations onto­génétiques peuvent entrer en contradiction, engendrer en nous un conflit de valeurs ou d’objectifs. Mais elles peuvent aussi entrer en synergie positive, se compléter et se renforcer l’une l’autre. Nous en faisons notamment l’expérience dans les relations amoureuses, amicales ou filiales.

(...)

La capacité de chacun à trouver le chemin d’une synergie posi­tive entre ses deux aspirations au lien et à la liberté est certaine­ment affectée par l’histoire singulière de ses relations personnelles aux autres, et tout particulièrement de ses relations originelles avec sa mère, son père, sa famille, ses instituteurs, ses premiers copains et copines – en un mot tous ceux qui constituent conjointement ses « éducateurs », ceux avec qui il a appris à vivre. Mais cette histoire singulière ne se déroule pas dans une éprouvette de laboratoire iso­lée du reste du monde. Elle prend place dans le contexte d’une société, avec ses institutions, ses règles, ses politiques publiques et enfin sa culture, c’est-à-dire un ensemble de conventions, d’idées, de croyances, de connaissances, d’habitudes, de modes de vie, de rites, de valeurs, etc.

Or ce contexte social et culturel affecte aussi, directement ou indi­rectement, l’élaboration du compromis personnel entre l’« être soi» et l’« être avec ». Directement tout d’abord, par les opportunités, incitations, gratifications et sanctions, matérielles ou symboliques, que la société offre à l’individu selon qu’il penche davantage du côté de l’égocentrisme (être soi) ou plutôt du côté de la « socia­tion» (être avec). Indirectement ensuite, par le biais des «éduca­teurs » qui baignent eux-mêmes dans la culture de la société et lui servent d’amplificateur auprès de jeunes enfants enclins à adopter les comportements qui suscitent les récompenses ou écartent les punitions.

Ainsi, selon l’orientation dominante de la culture et du système économique et social, les individus disposeront plus ou moins de possibilités concrètes, de soutien collectif, d’incitations et de grati­fications pour épanouir leur penchant à l’individuation ou leur pen­chant à la sociation. Ils seront plus ou moins portés vers la construction d’un équilibre entre ces inclinations, ou bien tentés, voire contraints, de rompre l’équilibre, ou, pis encore, de dissoudre leur unité, soit dans un délire fusionnel noyant l’individu dans le tout social, soit dans un délire narcissique exaltant l’autonomie et la toute-puissance du moi.

La société peut donc aider chacun à vivre en être pleinement humain, c’est-à-dire entier, comme un « moi social », libre et relié, grandissant et avançant sur les deux jambes qui autorisent la bonne marche de l’être. Elle peut aussi contrarier cette croissance équili­brée et pousser les individus à cahoter sur une seule jambe : tout social privé de lui-même, ou tout à lui-même privé des autres. Traitement inhumain qui, par différence, nous met sur la piste de ce qui constitue ou non une société « vraiment » humaine.

 (...)

La société de progrès humain

(...)

Je propose d’appeler « société de progrès humain» une société qui favorise l’épanouissement d’une vie pleinement humaine, au sens où j’ai commencé de définir celle-ci, à savoir :

Définition 1. Une vie pleinement humaine consiste dans la réa­lisation d’un équilibre personnel entre les deux faces inextricables de notre désir d’être : l’aspiration à «être soi» et l’aspiration à « être avec ».

Précisons ce que nous entendons par « équilibre ». Cela ne signi­fie ni juste milieu, ni compromis contraint et forcé, ni encore absence de contradictions ou de conflits. Il s’agit plutôt d’un état d’intégrité et de santé mentales, dans lequel la personne met en harmonie ses aspirations ontogénétiques, sans devoir pour cela mutiler l’une d’entre elles, sans connaître un état de conflit interne permanent et anxiogène.

(...)

Ayant ainsi explicité ce que nous entendions par « vie humaine », nous pouvons à présent proposer cette autre définition :

Définition 2. Une société de progrès humain tend vers une situa­tion où chaque personne dispose d’une égale capacité à mener une vie pleinement humaine, c’est-à-dire à concilier librement ses deux aspirations ontogénétiques.

(...)


NB. Cet extrait ne reproduit pas les notes et références bibliographiques en bas de page.
[Tous droits réservés, Éditions du Seuil, octobre 2006
]

Prochain extrait :  Qu’est-ce que la Dissociété ?

Commentaires

par Anonyme le Jeudi 12/10/2006 à 13:35

Merci à J.Généreux pour cette critique scientifique de la culture  néo-libérale et de la dissociété qui lui est liée.  Intégrant les résultats des travaux scientifiques les plus récents dans un grand nombre de sciences humaines, il propose une analyse argumentée et convaincante de la fragilité théorique du modèle néo-libéral.

  Et si le véritable "choc des cultures" au début du XXIème siècle n'était pas celui des différents intégrismes religieux financés souvent  par le big business, mais plutôt celui entre d'un côté la dissociété néo-libérale de plus en plus inhumaine et de l'autre le "socialisme méthodologique" débouchant par une spirale vertueuse des interactions sur une société plus humaine?

 Il faudrait alors une prise de conscience  politique des citoyens pour passer de l'illusion démocratique à la "démocratie effective". Mais "la possibilité d'une quelconque alternative dépend entièrement de l'offre politique, c'est à dire du débat interne aux partis et quasiment pas de la demande politique des citoyens"... Les grands partis de gauche notamment en Europe ayant connu une dérive néo-libérale, "le seul moyen dont dispose un citoyen pour reprendre la main est extrèmement exigeant. Il s'agit d'adhérer aux partis politiques et d'y mener la bataille interne pour changer la ligne majoritaire."

  Un livre essentiel pour tous les citoyens qui veulent mieux comprendre la société actuelle et particulièrement utile pour les militants politiques, syndicalistes, associatifs qui veulent la transformer.


Merci... par J-Genereux le Vendredi 13/10/2006 à 15:28

Merci pour votre commentaire chaleureux...qui pourrait d'ailleurs ne pas rester "anonyme"


offre de pret au particulier par olga le Mercredi 12/10/2016 à 13:24

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Voyage au Trou du Langage par Thomas Rudolf le Vendredi 13/10/2006 à 07:06

http://www.renovezmaintenant67.eu/roman.html


Depuis la chute du mur de Berlin,

j'ai fait un voyage au trou du langage.

Et vous?

Nous sommes deux, Monsieur Généreux.


Re: Voyage au Trou du Langage par J-Genereux le Vendredi 13/10/2006 à 15:28

Désolé camarade... je ne comprends pas.


Re: Re: Voyage au Trou du Langage par Thomas Rudolf le Vendredi 13/10/2006 à 18:21

Ce n'est pas grave.

J'ai laissé sous mon aphorisme ci-dessus un lien, je ne voulais pas squatter votre site en faisant une copie-carbone de mes constats et réflexions que j'ai mené sur le même sujet pendant 13 ans à partir de 1989.


Re: Re: Voyage au Trou du Langage par XRumerTest le Lundi 21/09/2009 à 00:12

Hello. And Bye.


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assez de docilité avec cette fatalité organisé des néolibéraux par espinoza le Mardi 17/10/2006 à 12:45

BRAVO pour votre livre !

 

 

Voici quelques lignes et 5 articles que il faut remettre en mémoireil faut travailler à reconquérir notre dignité
Dans cette journée mondiale de rejet de la misère, et brancher notre énergie humaine. Assez de docilité envers cette fatalité organisée, la première misère à combattre serait de débrancher notre inertie
 

La solution à cet ensemble des problèmes qui constitue

la misère ne peut se faire que sur le plan politique

C’est le fondement de notre République qui le commande par deux fois Egalité, Fraternité.
La liberté c’est qui nous commande d’agir pour faire surgir, pour constituer,

pour élargir la liberté dans tous ces aspects : surtout celui de vivre dignement
Comment se contenter des avancées technologiques extraordinaires

générées par le génie de l’Homme, comment se contenter des

échanges financiers faramineux et de laisser se propager la misère comme

une gangrène ? Notre devoir est d’y REMÉDIER à cette gangrène !

Que dire de ce qui nous commande la Chartre des droit de l’Homme

dont cette terre de France à été le lieu de sa forge.

 

 

 

 

 

Veuillez trouver ci-dessous 5 articles dont le dernier mériterait de le faire connaître

par un rappel quotidien sur les ondes de radio et des Télévision, que je cite

 

Article 28 

Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan socialet sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertésénoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

 

Puis-je compter sur vous pour lancer cette idée ?

 

Aujourd’hui c’est la violence financière qui frappe notre République plus fort qu’ailleurs, d’autres Républiques, parce que notre démocratie, notre société

est un exemple à abattre pour pouvoir installer à la face du monde

la dictature de la finance.

Ce qui coûtera cher à la société ce n’est pas le social.

Ce qui coûtera cher à la société, c’est le capital.

Car cette déchéance sera porté comme un poids incommensurable par notre âme

C’est l’heure d’être Citoyen à part entière !Assez de docilité envers cette fatalité organisée !

 

 

 

 

Alejandro ESPINOZA

5 articles

Article premier 

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. 

 

 

Article 23 

1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

 

2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.

 

3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

 

4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

 

Article 25 

1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.

 

2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

 

 

2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.

 

3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.

 

 

Article 27 

1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.

 

2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

 

Article 28 

Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

 


La dissociété pour un renouveau socialiste par jean-yves le Mardi 17/10/2006 à 14:39

Cher Jacques,

Je n'ai pas encore acheté ton livre mais ça ne va pas tarder.

Depuis "la pauvreté dans l'abondance" de Keynes j'attends (avec beaucoup d'impatience) la critique par les socialistes du modèle de société dans lequel nous vivons mais aussi et surtout des pistes pour construire une humanité digne, responsable, solidaire.

A bientôt pour des remarques sur ton livre,

Jean-yves


offre de prêt au particulier par olga le Mercredi 12/10/2016 à 13:26

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par Jean-Jacques Vollmer le Samedi 28/10/2006 à 01:01

Je n'ai pas encore lu votre livre, mais je ne vais certainement pas tarder à l'acheter pour pouvoir en discuter globalement. En attendant, je me permettrai de faire quelques remarques sur les extraits que vous nous proposez ici.

Sur les deux derniers tiers,  en gros, ce que vous appelez des banalités ou le fruit du bon sens, je n'ai rien à dire, sinon que le bon sens mérite souvent d'être rappelé pour être compris et assimilé à chaque fois qu'on a tendance à s'en éloigner, et que ce n'est donc pas une banalité que de le faire. Juste une remarque sur le terme "vie pleinement humaine" de la définition 1 : il est tendancieux. Certes, vous en donnez une définition claire, à laquelle j'adhère pleinement, mais l'appellation que vous donnez à cette définition peut prêter à confusion. Cela sous-entend que, hors de cette définition, une vie ne peut être pleine, ce qui peut être contesté et même suspecté d'a priori. Mais laissons là cette argutie un peu sémantique.

Sur le premier tiers, par contre, j'ai un certain nombre de désaccords avec vous.

1/ "La compétition généralisée de la société néolibérale". Ce qui est sans doute vrai au niveau des entreprises et aussi des cadres supérieurs qui recherchent le "toujours plus !", ne me semble pas être le cas général, loin de là, du citoyen moyen. Certes, chacun cherche à gagner plus ou à avoir plus de responsabilités, donc plus de pouvoir ou de considération, dans le cadre de son travail. Mais cela ne se fait pas forcément au détriment de ses collègues. Qu'est ce que la compétition généralisée des ouvriers sur une chaîne de montage ? Des opérateurs de CAO dans un bureau d'études ? Des opérateurs de hotlines des sociétés informatiques ? Des tenanciers de bureaux de tabac ? Bref, ce que vous dites est vrai pour les jeunes loups issus des grandes écoles et des commerciaux en tout genre, qui doivent bouffer les autres pour être reconnus comme "les meilleurs", mais pratiquement pas la grande masse des travailleurs. L'aspect "néolibéral" ne touche que ces gens là et pour les autres, n'a rien à faire ici : c'est la nature humaine qui joue, et c'est ce que vous appelez le "soi" dans ses mauvais aspects, qui a toujours existé, et où l'aspect "compétition" n'a pas de rôle ou un rôle mineur.

Bref, vous pratiquez ici ce que j'appelle une généralisation abusive. Ce qui est vrai pour une minorité et pour des entités telles que les entreprises, ne s'applique pas en général à la masse des gens, même si ceux-ci, par leur adhésion consciente ou non au système, contribuent à pérenniser la société dans laquelle ils vivent, avec tous ses travers.

2/ La valeur du travail. Vous faites implicitement une séparation forte entre le travail, (et aussi la consommation) qui seraient aliénants, et la "vraie vie" qui commencerait après, chez soi, avec les siens, etc. Je trouve cette séparation assez simpliste, et pour tout dire, facile, car elle conforte votre thèse de l'équilibre entre le personnel et le collectif. C'est, cette fois, une simplification abusive, au moins apparemment, car je pense que dans les 400 pages de votre livre vous devez certainement nuancer tout cela.

En tout cas, je connais beaucoup de gens, à commencer par moi-même, qui aiment leur travail, ne le trouvent pas aliénant, et s'accomplissent en le pratiquant, et cela pas forcément au travers d'une compétition systématique. Bref, en faisant ce qu'on aime faire, et en faisant ce qu'il faut pour bien le faire, on arrive sans trop de mal à se faire apprécier, et à grimper dans la hiérarchie sans avoir cherché à piétiner les autres, simplement en étant vrai et soi-même. Ce n'est pas non plus le cas général, je vous l'accorde, mais cela existe au moins autant que cette compétition généralisée sur laquelle vous fondez toute votre argumentation en la reliant au néolibéralisme.

3/ L'histoire. Je n'ai pas le sentiment de vivre dans une société fondamentalement pire que celles qu'on connues nos ancêtres récents ou éloignés. Pensez-vous réellement que les paysans du Moyen-Age étaient plus heureux ou plus équilibrés que nous entre leur vie personnelle et leur vie collective ? Pour moi, clairement, non. Ils trimaient comme des bêtes simplement pour survivre, ils étaient quasiment des esclaves, ce qui leur laissait peu de temps pour réfléchir au pouvoir du Prince et aux fondements d'une société meilleure, et ils étaient soumis aux impératifs d'une religion obligatoire. Et pourtant, nul néolibéralisme là dedans, cela n'avait pas encore été inventé...

Je crois, ici, que les comparaisons historiques doivent être mises en perspective, car trop de gens ont tendance à croire que l'époque dans laquelle ils vivent est "spéciale" par rapport à celles qui l'ont précédée. Ailleurs et avant, c'est souvent dans l'esprit de beaucoup de gens, mieux que ce qu'on vit aujourd'hui, ce qui est en général faux au quotidien.

4/ Les vraies questions. Enfin, et pour conclure, je crois que vous vous trompez de débat. Ce que vous appelez néolibéralisme, ou capitalisme immoral, n'est pour moi qu'une péripétie provisoire devant ce qui nous attend. Il ne peut exister que dans un contexte de ressources disponibles en quantité suffisante pour une population donnée, permettant ainsi une compétition organisée au niveau mondial. La crise pétrolière, et plus généralement énergétique, qui se profile, avec les questions environnementales qui l'accompagnent, dans un contexte démographique qui s'amplifie, conduit droit à des remises en cause de nos modes de vie qui dépassent de loin l'économie et nos discussions sur la moralité du capitalisme. Mais c'est un sujet qu'il convient de traiter en soi, et ailleurs, en étant, comme vous le dites dans votre "Sentence n°1" : pessimiste dans la réflexion pour être optimiste dans l'action.


Re: par J-Genereux le Mardi 31/10/2006 à 20:37

Merci d'avir pris le temps de ce long commentaire.
Il révèle le danger qu'il y a à livrer des extraits, si l'on vient à les évaluer et les commenter sans avoir connaissance du con-texte. Je crois que les réponses aux questions que vous soulevez se trouvent pour une bonne part dans le livre. L'évocation de la "société néolibérale de compétition généralisée" est plus là pour évoquer un idéal théorique (des néolibéraux) qu'une réalité déjà advenue. Les nouvelles méthodes de management dans la grande entreprise"tendent" à détruire les collectifs de travail et à instaurer une compétition généralisée entre salariés, entre équipes de salariés, ou entre travailleurs précaires et chômeurs susceptibles de les remplacer, etc.  Mais je rappelle aussi dans le livre que les individus concernés résistent à cette tendance autant qu'ils peuvent.  Je vous concède que je ne parle pas de ce qui va bien, à savoir le cas heureusement encore fréquent des individus qui ne souffrent pas du stress de la compétition, de l'autorité plus ou moins imbécile de leur chef de service, de la peur lancinante de perdre leur job, etc. Je parle d'une maladie sociale, qui aujourd'hui limite la fréquence de ce bien-être ensemble (au travail, à la ville, ou ailleurs) et étend le mal-être. Avec comme conséquence, pour ceux qui en sont les victimes, le sentiment que la vraie vie n'est possible que dans une sphère étroite de relations privées. Mais en évoquant cela je me garde bien de "généraliser". Je ne dis absolument pas que telle est la situation de tout le monde.  Je mets seulement le projecteur sur le mal que j'entends étudier.
Sur la dimension historique, j'apporte dans le livre  toutes les explications méthodologiques qui éviteront tout contresens : non seulement je ne dis pas que "c'était mieux avant" mais j'explique aussi pourquoi cette façon de poser la question n'a pas de sens... De même la lecture du livre est indispensable pour éviter un autre contresens sur "les vraies questions".  Mon livre ne se pose pas la question de savoir si le capitalisme est moral ou non, il ne condamne pas le néolibéralisme pour des motifs moraux, politiques, ou autres du même genre. Il se situe seulement sur le terrain de la vérité (ou non) d'un modèle philosophique, économique et social.   Et quand à savoir si je me trompe de débat, on ne peut le savoir qu'en me lisant.  Je montre, à l'opposé de ce que vous semblez penser, que justement pour faire face aux grands défis du XXIe siècle (dont le défi écologique), la grande question préalable est de savoir si nous pouvons restaurer le haut degré coopération solidaire qui caractérise une société (et non une dissociété), sans lequel aucun de ces défis ne pourra être relevé...
Merci encore pour votre intérêt... et bonne lecture.


Re: Re: par Jean-Jacques Vollmer le Mardi 31/10/2006 à 22:19

Je suis d'accord avec vous sur le danger de raisonner sur des extraits, j'avais pris soin de dire au début de mon commentaire que je ne réagissais qu'aux extraits. Je ne vais donc pas continuer ici, mais je reviendrai sans doute quand j'aurai lu votre livre.
Juste une remarque, quand même : quand vous dites qu'il faut "...restaurer un haut degré de coopération solidaire qui caractérise une société...", cela veut bien dire, me semble t-il, qu'on l'avait avant et qu'on l'a perdu aujourd'hui, ce qui n'est pas mon point de vue.
A bientôt donc.


Re: Re: Re: par J-Genereux le Samedi 04/11/2006 à 17:42

Vous avez raison, le terme "restaurer" est sans doute inadapté... Mais si je l'ai employé ici, en vous répondant un peu vite, ce n'est pas ainsi que je présente les choses dans le livre.


Re: Re: Re: par tr td To change this page, upload your website into the public_html directory /td /tr le Lundi 13/04/2009 à 11:34


Re: Re: Re: par br br br br le Lundi 13/04/2009 à 12:49


offre de prêt au particulier par olga le Mercredi 12/10/2016 à 13:27

 UN TÉMOIGNAGE DE PRÊT REÇU SANS AUCUN FRAIS A L'AVANCE

Pour moi le prêt entre particulier n'a jamais existé. Mais à force d'entendre parler de certains prêteurs qui me semblaient sérieux sur les forums et blogs mon choix s'est dirigé vers madame olga autre avec un taux de 2%
il m'a accordé sans soucis un pret 47000€ , SANS AUCUN FRAIS A AVANCER selon la loi européen en France je vous conseille de faire le bon choix afin de ne pas tomber sur les faux du net.
Merci à tous ceux qui témoignent de lui; il est une référence. vous pouvez sans crainte le contacter sur son e-mail                                                
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par kercoz le Dimanche 08/11/2009 à 09:53

Je n'ai pas encore lu votre livre qui rejoint semble t il mes reflexions . Sur OLEOCENE , j'ai répondu a un intervenant qui faisait un lien sur votre publication :
///

Comment combattre ce processus infini de servitude volontaire ? En engageant la bataille culturelle pour dépolluer la pensée moderne de ses préjugés erronés et la refonder sur une conception juste de l’humanité et de la société.

Merdre , encore un livre a lire !
Si le début de l'analyse est juste (puisqu 'elle rejoint la mienne : divider l'individu ; rupture d'avec l'unité de lieux , centralisation a contrario des groupes parcellisé ...), la solution me parait fausse . S'il est incongru de promouvoir les "préjugés" (un préjugé peut il ne pas etre erroné ?), les conflits , l'intolérance, ..... , ces incongruité apparentes , n'en sont pas moins nécessaires a la dynamique et stabilité du système originel. Errant dans un système hypertrophié pour laquelle elle n'a pas été conçue, l'agressivité intra-spécifique se précipite sur les premiers leurres qui passent . Ce besoin ayant vite ete repèré par l'économie il est desormais réutilisé et plus ou moins maitrisé pour le plus grand bien de ....l'economie .

//////
J'essaie de développer une thèse qui montre la modification structurelle progressive de notre société:
Depuis Le modèle originel parcellisé , rarchaique "fractal" , vertueux par definition puisque "naturel" et utilisant l'outil complexe (TH. Chaos) au sens mathématique, en usage ds tous lessystèmes vivants ...........jusqu'au centralisme progressif qui arrive a son terme extrème apres avoir détruit ttes les frontieres anciennes.
Cette thèse est deja évoquée par B De Jouvenel, ds "LE POUVOIR...": une emprise progressive et ineluctable du "pouvoir" sur l'individu , un determinisme de l'aliénation accrue.
Pour développer cette etude , il faut s'aider de la Th du Chaos qui demontre la stabilité extreme des systèmes complexes , gérés par des equa diff. L'arrogance de l'humain a vouloir sortir du modèle fractal en centrlisant et hypertrophiant son groupe l'oblige a créer un nouvel outil de gestion ...linéaire donc instable
Il me faudrait des pages et , pour faire court , je voudrais citer une idée forte de E. MORIN , qui je crois est , a ce jour la meilleure définition du concept des systèmes complexes parcellisés:
"""Dans un système naturel le "BRUIT" est constituant du signal .Dans un système humain (techno ou économique), le BRUIT est perturbant et finit par détruire le signal  ''''
C'est aussi , une bonne image de la notion d'entropie.
(Prigogine, aussi a défendu les systèmes auto-gérés  comme superieurs aux systèmes centralisés)


intéresssant! par Valentin le Vendredi 04/07/2014 à 17:55

"Mais se peut-il vraiment que nous acceptions de vivre et que nous trouvions quelque agrément dans une société dont les valeurs et les finalités nous seraient radicalement étrangères ? Non, pas vraiment !"

Je suis du même avis er après avoir fureté les quelques lignes partagés, j'ai envie d'en lire plus! merci de nous faire partager vos points de vues avisées! :)


Re: intéresssant! par Jay le Jeudi 04/02/2016 à 16:14

 Un article très intéressant paru une autre plateforme : http://politique.eu.org/spip.php?article355

Jason,

En savoir plus.


Re: intéresssant! par Lucie le Dimanche 08/05/2016 à 17:20

Est ce si grave que cet article ait déjà été publié, peut être que l'auteur en a demandé le Droit à son propriètaire ou auteur


Jolie texte par Julie le Mercredi 11/05/2016 à 13:34

 Très jolie texte en tout cas. Et très inspirant en plus. Julie du site : credit rapide et pas cher


Re: Jolie texte par dahvaudou Gosso le Mercredi 01/02/2017 à 16:46

 
 
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